Ballon d’Or 2026 : Barcola, Doué, Sarr…les absents ont tort
« Les absents ont tort ! » Vieil adage qu’on ressort quand manquent au festin des amis, des proches, des êtres aimés un peu/beaucoup/passionnément. Hier, à la table des 30 nommés au Ballon d’Or 2026, plusieurs joueurs dont les exploits en club et en sélection auraient dû suffire à les y voir d’emblée. Mais hon hon : France Football en a décidé autrement. Gros plan sur Barcola, Doué et Sarr, les oubliés de la check-list.

Ballon 2026 : Barcola, barré comme un (gros) chèque

L’encre à peine séchée pour acter son départ longtemps attendu du Paris Saint-Germain vers Liverpool, contre la modique somme de 145 millions d’euros, plus gros transfert de Ligue 1, voici que Bradley Barcola refait les gros titres.

Certains comme So Foot constate que : « Parmi les nommés, pas de grandes surprises à part les absences de Désiré Doué et de Bradley Barcola, qui pourront animer des débats sans aucun doute passionnants dans les prochains jours. »
Et pour cause, le filiforme ailier virevoltant manque à l’appel des 30 meilleurs joueurs de la saison, en lice pour soulever le trophée le 26 octobre 2026.
Pourtant, l’ancien Lyonnais a entre autres remporté la Ligue 1, la Ligue des Champions pour la seconde fois d’affilée et termine 4eme du Mondial. Compétition au cours de laquelle le numéro 29 français, auteur de trois buts, avait, avec Dayot Upamecano, lancé la révolte pour tenter de battre Jude Bellingham et les Anglais. Cette petite finale décomplexée, les Three Lions l’avaient finalement remportée (6-4) après avoir mené (4-0 ; a la mi-temps).
Incompréhensible, tout simplement tout comme le cas de son futur ex-coéquipier : Désiré Doué.
Le Ballon d’Or ne dormira pas chez Désiré Doué
C’est l’autre grosse anomalie : pas de Désire « Dez » Doué, non plus !

Gêné par des blessures, le petit frère de Guéla, qui a récemment posé ses valises à Leverkusen, a néanmoins pris part au triple parisien : Ligue 1 – Champions League et enfin Supercoupe d’Europe. Finale au cours de laquelle il inscrit le but de la victoire (2-1 ; face à Aston Villa).
La seule compétition où il n’a pas (autant) brillé, c’est la World Cup 2026. Pas toujours titulaire, l’ailier habile dans les très petits espaces, style appartement parisien au 8e étage sans ascenseur, avait notamment provoqué le pénalty contre les Paraguayens agressifs (1-0) ou encore bien servi Captain Mbappe face au Maroc (2-0).
Peut-être que la raison est ailleurs, on (ne) sait pas.
Si les deux jeunes joueurs méritaient largement de figurer par les candidats au Ballon d’Or 2026, un autre joueur aussi : Ismaïla Sarr.
Ismaïla Sarr, un champion d’Afrique mis sur le côté

Il y a bien un sénégalais dans la fameuse liste, un certain Sadio Mané, mais vieux père avec tout le respect qu’on te doit, toi l’enfant de Bambali, double champion d’Afrique, double Ballon d’Or africain, il y a un autre de tes coéquipiers qui aurait du décrocher la précieuse nomination.
Il s’agit d’Ismaïla Sarr. Vainqueur et meilleur buteur de la Conférence League (9 réalisations) avec Crystal Palace, auteur de 4 buts avec les Lions de la Teranga qui ont offert la qualification à la Belgique en huitièmes de finale.
Sa place, il l’avait naturellement et accesoirement pour enquiquiner encore un peu plus un certain pays du Maghreb qui après des mois a réclamé le trophée continental par mail. Rien que pour ça, l’agile dribbleur sénégalais méritait.
Au vu de leurs performances collectives et individuelles, le trio avait sa place.
Ce n’est que partie remise. Rendez-vous le 26 octobre prochain donc, à Londres, pour vérifier en mondovision qu’effectivement : « Les absents ont tort ! »
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