« Lanterns » : Aaron Pierre, en attendant le feu vert
Après avoir dansé sous l'effet des encouragements, dans une séquence depuis devenue culte, Aaron Pierre, le crush de ton crush, revient sous les feux des projecteurs dans « Lanterns » ; la nouvelle pépite signée HBO.
« Votre candidature pour le poste [intitulé du job de rêve à insérer avant de prier] a été retenue. », trouve en bonne santé ceux qui jusqu’ici avaient perdu la foi. Cette foi-là, John Stewart (Aaron Pierre, entendu notamment dans Mufasa : Le Roi Lion) l’a toujours eue depuis le jour où des extraterrestres se sont un peu trop penchés sur son berceau. Plus de détails, par ici.

Aaron, futur seigneur de l’anneau
[Attention, certains articles contient de nombreux spoils !]
On ignore si à un moment de son enfance dure, ses parents, notamment sa mère Bernadette (Jasmine Cephas Jones, Monsters & Men), qui, elle, collectionne les rires jaunes plutôt que les pièces contrairement à l’autre, lui ont répété en boucle que : « Celui qui n’a pas peur n’a pas de courage ! », toujours est-il que le John Junior a été, est programmé pour remplacer le détestable policier intergalactique Hal Jordan (Kyle Chandler, Bloodline).
Toutefois pour l’ancien Marine, qui suit un peu trop près les règles, tout ne se passe pas comme prévu et ce dès le premier épisode.
Dépêchés sur place, à Rushville, les deux policiers intergalactiques enquêtent sur une fusillade – une de plus au pays de l’Oncle Sam – qui a eu lieu sur un terrain de football américain. Derrière ses faux airs de cow-boy solitaire, le principal suspect est tout sauf ce que l’on croit.

Ne pas prendre les Messies pour des Lanternes

Blouson bleu nuit, pantalon kaki idéal pour taper un sprint à n’importe quel moment venu mais aussi chaussures facilement méconnaissables, John Stewart pue le Marine à des kilomètres à la ronde sans pour autant se faire remarquer. Toutes ces années qu’il a passées à servir sous la bannière étoilée, se nourrir de baies sauvages et autres fruits de la nature, en guettant sa cible, lui ont permis de maîtriser son karaté et paradoxalement…les beaux-arts. N’en déplaise au messie Hal Jordan.
Maître de stage qui ne lui fournit que les tâches ingrates, à deux doigts de l’envoyer acheter arachides et bananes braisées, comme d’autres sous les cieux subsahariens, le futur retraité rate rarement une occasion de rappeler à son stagiaire qu’il est ni prêt à mener la danse, ni à la remplacer. Qu’importe s’il a été choisi par les Gardiens emmenée par Lianna (Laura Finney, Ozark) en lieu et place de son…père : John Senior (J. Alphonse Nicholson, Ils ont cloné Tyrone).
(Ex-)membre de l’armée américaine, le sieur Stewart a été pressenti pour porter le fameux anneau magique jusqu’à ce que peurs et hallucinations l’en empêchent.
Et ce beau petit monde évolue entre passé recomposé, à coups de flashbacks, et présent de l’indicatif du Nebraska. Là-bas, la cheffe de police Kerry Kane (Kelly Macdonald, No Country For Old Men) essaie tant bien que mal de faire régner la loi et l’ordre avec la bénédiction plus ou moins accordée d’un certain William Macon (Garret Dillahunt, vu lui aussi dans No Country For Old Men). Maître de la ville qui partage sa femme Zoé (Poorna Jagannathan, The Night Of aux côtes de feu Michael K. Williams) malgré lui avec John Stewart.
Et c’est là où réside l’une des forces, si ce n’est la force, de Lanterns : les apparences sont si trompeuses que celui qui détient le pouvoir n’est pas obligatoirement celui porte l’anneau.
Aaron, voici venu l’âge de Pierre

Plutôt que de bombarder le téléspectateur à l’attention en déliquescence, avec bagarres et explosions, le TV show DCU – auquel on doit l’horrible et récent Supergirl avec Jason Momoa – se construit autour d’un bizutage entre le vétéran imbuvable qui refuse de céder le pouvoir au rookie impatient mais calme. Toute ressemblance avec des pays d’Afrique subsaharienne ne serait que pure coïncidence.
Le premier étant on ne peut plus convaincu que le second n’a jamais eu et n’aura jamais l’étoffe des héros qui flirte avec l’ennemi emprisonné à des années-lumière : coucou Sinestro ! L’homme qui voit la vie en rose.
Petite ambiance pesante similaire à celle qui pourrit le dîner entre amis qui l’alcool, chemin faisant commencent à parler de sujets qui fâchent, « Eto’o est plus fort que Drogba ! », mais aussi des allers-retours entre 2016 et 2026, pour installer l’histoire et des morceaux choisis d’humour, Lanterns prend le parti de la narration plutôt que la précipitation. Mais malgré ce parti pris, certains personnages importants de DCU, tels que Sinestro ou encore Hector Hammond, sont relégués au second plan.
Si les trois premiers épisodes servent à ça, le quatrième, diffusé ce dimanche 6 septembre, lui, a remis l’Église au centre du village : l’identité de la menace fantôme.
On sait à 99% qui se cache derrière le nom qui fait trembler d’effroi John et Hal : The Manhunter. Et le moins qu’on puisse dire c’est que ces shérifs intergalactiques, dont la force réside dans leur puissante imagination, qui ensuite va matérialiser toute sorte d’objet via l’anneau de pouvoir, ont du boulot face à ces androïdes aux formes humaines. John va devoir step up, prendre la relève et combattre ces ex-héros remplacés par les Green Lanterns, quitte à le trahir. Le moment est venu pour Aaron Pierre/John Stewart.
La suite au prochain épisode ou l’on saura peut-être si vraiment « Votre candidature pour le poste de Green Lantern a été retenue. »
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